Virgo-Mara.org

CAPITAL : Lettre ouverte solennelle des fidèles aux quatre évêques de la FSSPX

http://www.virgo-maria.org/articles/2006/VM-2006-10-10-A-00-Appel_aux_quatre_eveques_de_la_FSSPX.pdf


Qui et Pourquoi, depuis la mort de Mgr Lefebvre en 1991, a détourné la finalité surnaturelle de l’OPERATION-SURVIE des sacres de 1988, pour assigner à la FSSPX ce FAUX objectif prioritaire de la «ré-conciliation» avec la Rome conciliaire
(en fait la «ré-conciliarisation» de la FSSPX) ?

Qui a, depuis 2000, PROMU, et Pourquoi, le FAUX préalable de l’autorisation de la messe de Saint Pie V ?

Pourquoi n’a-t-on pas posé la VRAIE question du rétablissement du VRAI Sacerdoce de VRAIS prêtres, ordonnés par des Evêques VALIDEMENT sacrés selon le rite VALIDE des Saints O rdres ?

Qui a INVENTE, et POURQUOI, le faux préalable de la levée des «excommunications» ?

Pourquoi n’a-t-on pas posé la VRAIE question de l’abrogation de Pontificalis Romani INVALIDE de 1968 et du rétablissement du vrai rite de la consécration épiscopale VALIDE d’avant 1968?

A quoi servirait-il, en effet, de faire dire le VRAI rite de la messe par de FAUX prêtres ?

Serait-ce donc qu’après avoir obligé de VRAIS prêtres à dire une FAUSSE messe, l’on veuille désormais faire dire la messe du VRAI rite par de FAUX prêtres ?

Serait-ce que l’on veuille «concilier» les VRAIS prêtres qui disent encore la VRAIE messe avec un clergé aussi INVALIDE que le FAUX CLERGE ANGLICAN ?


Gaude, Maria Virgo, cunctas hæreses sola interemisti.

(Tractus Missæ Salve Sancta Parens)

mardi 18 mars 2008

Ce message peut être téléchargé au format PDF sur notre site http://www.virgo-maria.org/.

(suite) Mgr Williamson[1] :

La lumière sur 14 ans du jeu d’un politicien mitré contre Mgr Fellay[2]

Partie n°4Le Loup devenu berger – Son action directe ou par ses relais pour écarter les hommes qui contrarient son plan

 

Le loup devenu berger (La Fontaine) – L’ex-anglican Mgr Wiliamson, ‘Cunctator’ à la Rose

La fable de La Fontaine, ‘Le loup devenu berger’, appliquée à l’évêque britannique à la symbolique Rose+Croix. L’action directe de l’ex-anglican par son relais internet (Traditio.com), afin de tenter de faire expulser l’abbé Méramo par Mgr Fellay. L’action du duo Williamson-Schmidberger pour faire expulser l’abbé Aulagnier par Mgr Fellay en 2003. Mgr Williamson écarte, par relais interposés, les hommes qui contrarient son plan de prise contrôle de la FSSPX, organisation mondiale fondée pour assurer la survivance du Sacerdoce sacrificiel catholique.

Dans la Partie n°5, nous traiterons d’un nouvel aspect de Mgr Williamson

Le jeu d’entrisme et de subversion de la FSSPX de Mgr Williamson revu a la lumiere de la fable de La Fontaine : ‘Le loup devenu berger

Nous avons expliqué dans la partie N°3 de cette étude en plusieurs chapitres sur l’ex-anglican, comment il tente de s’auto-proclamer chef de la future opposition au ralliement à l’Eglise conciliaire antichrist de l’abbé apostat Joseph Ratzinger, et comment il s’oppose, subtilement, mais réellement à l’actuel Supérieur, Mgr Fellay, en cherchant à le déstabiliser et à le compromettre.

Nous avons pensé que la fable de La Fontaine ‘Le loup devenu berger’, illustre parfaitement ce comportement de l’ancien élève de Muggeridge qui, au lieu de faire tout simplement ce que l’on est en droit d’attendre d’abord d’un simple abbé, et puis d’un évêque, vraiment catholiques, ne cesse de multiplier les intrigues et les interventions médiatiques pour s’imposer, et pour imposer ses orientations à la FSSPX.

Le berger légitime actuel de la FSSPX est Mgr Fellay, et nous ne le ménageons pas, en raison de sa duplicité, et de sa volonté d’ouverture et de poursuite des ‘discussions’ avec Ratzinger, ‘discussions’ dont le Fondateur de la FSSPX avait condamné le principe même peu avant sa disparition soudaine (cf. message audio à l’ouverture du site Virgo-Maria). Mais l’action d’un Mgr Williamson est infiniment plus grave car cet ex-anglican apparaît de plus en plus comme le chef de l’« Orchestre noir[3] », ce noyau d’infiltrés qui tentent par tous les moyens, d’obtenir le ralliement de l’œuvre sacerdotale de Mgr Lefebvre à la Rome desantichrists’ et, ce faisant, mettre un terme à la transmission du Sacerdoce sacrificiel catholique, sacramentellement valide.

L’humour tout britannique de l’ex-anglican, Mgr Williamson, saura-t-il, appliqué à son cas, apprécier tout l’humour et la sagesse de l’illustre fabuliste qui, plus que tous, possède ce génie propre à l’esprit français pour croquer et résumer les situations subtiles, afin d’en tirer la morale éclatante de vérité et compréhensible de tous ?

 

Le loup devenu berger’ représentation de 1772, par Oudry – Mgr Williamson

Voici le texte de la fable de La Fontaine : ‘Le loup devenu berger

Un loup, qui commençait d'avoir petite part
            Aux brebis de son voisinage, 
Crut qu'il fallait s'aider de la peau du renard,
            Et faire un nouveau personnage. 
Il s'habille en berger, endosse un hoqueton
            Fait sa houlette d'un bâton, 
            Sans oublier la cornemuse.
            Pour pousser jusqu'au bout la ruse, 
Il aurait volontiers écrit sur son chapeau: 
«C'est moi qui suis Guillot, berger de ce troupeau.» 
            Sa personne étant ainsi faite, 
Et ses pieds de devant posés sur sa houlette, 
Guillot le sycophante approche doucement. 
Guillot, le vrai Guillot, étendu sur l'herbette,
            Dormait alors profondément;
Son chien dormait aussi, comme aussi sa musette
La plupart des brebis dormaient pareillement. 
            L'hypocrite les laissa faire;
Et pour pouvoir mener vers son fort les brebis,
Il voulut ajouter la parole aux habits
            Chose qu'il croyait nécessaire. 
            Mais cela gâta son affaire,
Il ne put du pasteur contrefaire la voix. 
Le ton dont il parla fit retentir les bois, 
            Et découvrit tout le mystère. 
            Chacun se réveille à ce son, 
            Les brebis, le chien, le garçon. 
            Le pauvre loup dans cet esclandre, 
            Empêché par son hoqueton, 
            Ne put ni fuir, ni se défendre
.
Toujours par quelque endroit fourbes se laissent prendre
          Quiconque est loup agisse en loup
            C'est le plus certain de beaucoup


S'aider de la peau du renard: Agir avec ruse. Expression proverbiale du temps de La Fontaine qui fait référence à la ruse du renard. Elle remonterait au moins à Plutarque qui écrivait dans « Les vies des hommes illustres », chapitre XI « Quand la peau du lion n'y peut fournir, il y faut coudre aussi celle du renard ». Jacques Schiffrin note que dans sa « Lettre à Monsieur de Turenne », La Fontaine écrit « Quoi ! la bravoure et les matoiseries ?... / Vous savez coudre . . . / Peau de lion avec peau de renard » (« La Fontaine - OEuvres complètes, tome I » ; préface par E. Pilon ; édition établie et annotée par R. Groos et J. Schiffrin ; NRF Gallimard ; bibliothèque de la Pléiade ; 1954, p. 692).

Un hoqueton: Une casaque paysanne faite de grosse toile, courte et sans manches (le mot provient de l'arabe al-qoton, signifiant « le coton »). 

La houlette est ce bâton de berger se terminant à une extrémité par un petit fer en forme de bêche (pour envoyer des mottes de terre aux moutons trop aventureux) et à l'autre par un crochet permettant de saisir les animaux par une patte. 

La cornemuse: Les bergers utilisaient couramment cet instrument de musique à vent composé de tuyaux à anches et d'une outre destinée à emprisonner l'air qui sera ensuite libéré au gré du musicien.

Guillot: Diminutif de Guillaume. On le retrouve souvent chez La Fontaine, par exemple dans « Le Berger et son troupeau » (Livre IX, fable 19, vers 12 et 23) mais aussi dans un conte « Le baiser rendu » (troisième partie, conte 9, vers 1, 5, 10 et 11). 

Le sycophante: Le sens de fourbe, trompeur est déjà donné par les comiques latins - dont Plaute - à ce mot d'origine grecque désignant les délateurs professionnels et institutionnels.

La musette: Désigne ici la cornemuse. 

Le fort: Le repaire d'une bête sauvage. 

Que quiconque est loup agisse en loup: La Fontaine reprendra le thème dans son opéra « Le Florentin » « Car un loup doit toujours garder son caractère» écrira-t-il au vers 5.

Et le sage et sagace La Fontaine conclut par sa fable par cette morale : « Quiconque est loup agisse en loup: C'est le plus certain de beaucoup ».

Appliqué à Mgr Williamson et à son blason très emblématique, nous pourrions dire : « Quiconque porte dans son blason une symbolique de Rose+Croix agisse en Rose+Croix : c’est le plus certain de beaucoup ».

Un évêque à la symbolique Rose+Croix qui voudrait être le berger des forces vives de la Tradition ?
A qui Mgr Williamson espère-t-il faire gober pareille baliverne ?

Mgr Williamson a-t-il actionné son relais TRADITIO.COM afin de provoquer l’expulsion de l’abbé Meramo par Mgr Fellay ?

Nous avons déjà vu comment Traditio.com se comporte comme le relais sédévacantiste et secret de l’évêque à la Rose.

Or, récemment, ce site vient de procéder à une valorisation très suspecte de l’abbé Méramo, ce prieur de la FSSPX qui par son action au Chapitre général de 1994 fut la cause directe de la carrière de Mgr Fellay à la tête de l’œuvre de Mgr Lefebvre, au grand dam de Mgr Williamson et de l’abbé Schmidberger.

En effet, Traditio.com se félicite d’un texte récent de l’abbé Méramo, au sujet du Motu Proprio, dont l’abbé de la FSSPX démontre toute la ruse et le piège. Nous avions déjà signalé ce texte.

Article de Traditio.com opposant l’abbé Méramo à Mgr Fellay

Nous observons deux aspects que nous traitons successivement : le mode et le sens.

Le mode de traitement de l’information par Traditio.com (alias Mgr Williamson)

Traditio.Com ressort, avec un délai de près de deux mois, un texte déjà connu depuis fin 2007. Quelle raison y avait-il en fin février à mettre en avant le texte de l’abbé Méramo ? Curieusement cette promotion suspecte intervient alors que Mgr Williamson est en pleine campagne médiatique en France par la vidéo que lui ont commandée les abbés de Suresnes (Celier, Cocault-Duverger), et que Mgr Williamson qui vient de crosser les sédévacantistes à Flavigny, entretient en privé les meilleures relations avec certains sédévacantistes anti-Fellay à l’occasion de son passage en France.

Autre point du mode d’action de Traditio.com : ce site reproduit intégralement le texte de l’abbé Méramo, fait exceptionnel, alors que ce site s’est toujours singularisé pour ne citer que des extraits et ne donner aucune référence des informations qu’il diffuse. Dans le cas de l’abbé Méramo, le site Traditio.com est en effet on ne peut plus précis.

Le sens donné par Traditio.com (alias Mgr Williamson) à ce texte de l’abbé Méramo

Traditio.com présente le texte de l’abbé Méramo comme une opposition publique à son Supérieur, Mgr Fellay. Le ton élogieux et flagorneur du relais de Mgr Williamson est suspect et paraît forcé à l’extrême. La sympathie débordante du média prétendument sédévacantiste a pour effet de tenter de compromettre complètement l’abbé Méramo, alors que Traditio.com sait pertinemment qu’une suspicion de sédévacantisme dans la FSSPX (sous le régime de terreur du duo Williamson-Schmidberger) vaut pour renvoi immédiat.

Voici les flagorneries de Traditio.com envers l’abbé Méramo :

“Un prieur de la FSSPX rompt avec son Supérieur Fellay et est d’accord avec le réseau TRADITIO (…)

L’abbé Basilio Merano, Prieur de la FSSPX au Mexique, s’est démarqué de son supérieur, Nanard Fellay, en approuvant la position du réseau TRADITIO (…)

L’abbé Basilio Merano, Prieur de la FSSPX au Mexique, résident à la Chapelle du Sacré Coeur de Jésus à Orizaba, Mexique, a publiquement rejeté la réception enthousiaste de la Messe du  "Motu" de Benoît-Ratzinger par le Supérieur de la FSSPX, Nanard Fellay, et a approuvé la position du réseau TRADITIO (…)

Bons Catholiques, il s’agit de l’une des plus perspicaces analyses de la part d’un cadre de la FSSPX du modus operandi réel de Benoît-Ratzinger (…)

L’abbé Merano, cependant ne s’est pas fait avoir. Dommage pour la Fraternité Saints Pie X que son Supérieur, Nanard Fellay, se soit laissé avoir.”[4]

Mgr Fellay, qualifié de ‘Bernie’ Fellay (expression qui se traduirait par ‘Nanard’ Fellay), est traité de façon irrespectueuse, en opposition au traitement du site sédévacantiste réservé à l’abbé Méramo, comme s’il s’agissait de mieux déchaîner le courroux du Supérieur de la FSSPX sur l’abbé Syrien pour mieux provoquer son expulsion.

Tout dans le traitement de cette information par Traditio.com sent très mauvais : l’exhumation d’un texte vieux de deux mois, sa valorisation exceptionnelle par une citation intégrale (pratique inhabituelle pour ce site), la présentation du sens de ce texte comme une philippique anti-Mgr Fellay que Traditio.com ridiculise au passage.

La manœuvre de Traditio.com est donc à l’inverse de ce qu’elle prétend être : au lieu d’être une valorisation de l’abbé Méramo, il s’agit d’un coup bas pour tenter de le faire expulser de la FSSPX.

Aussi nos regards ne peuvent-ils que se tourner vers le véritable ‘héros’ du site sédévacantiste, l’ex-Anglican, Mgr Williamson, qui apparaît dès lors comme le véritable bénéficiaire, sinon commanditaire, de cet éloge secrètement assassin.

Mgr Williamson chercherait donc à faire éliminer l’abbé Méramo de la FSSPX. Ce qui veut dire que le Prieur de Vera Cruz au Mexique serait aujourd’hui devenu un obstacle aux plans du duo Williamson-Schmidberger pour faire avancer le plan de ralliement.

Mais, en réalité, comme pour le loup de la fable, cette manœuvre se retourne désormais contre Mgr Williamson. Le jeu de Traditio.com, comme relais de l’évêque britannique, est désormais connu. Et la ficelle en paraît d’autant plus grosse.

L’expulsion de l’abbé Méramo par Mgr Fellay, serait aussi une façon pour le duo Williamson-Schmidberger d’obtenir une forme de revanche sur l’abbé, apprécié de Mgr Tissier de Mallerais en raison de se travaux sur la gnose de Jean Borella, et qui a privé en 1994 l’abbé Schmidberger d’un contrôle total et définitif sur la FSSPX.

En 2003, l’expulsion habile de l’abbé Aulagnier par le duo Mgr Williamson-Abbé Schmidberger

Cette attaque subtile, et très britannique, contre l’abbé Méramo, rappelle un précédent : celui de l’abbé Aulagnier. Que l’on ne s’y méprenne pas, nous n’avons ici aucunement l’intention d’exprimer le moindre regret pour l’expulsion de l’abbé Aulagnier. Comme l’avait écrit l’abbé Méramo quatre mois avant le renvoi de l’abbé Aulagnier, il risquait de ‘contaminer le sac’, et la décision de Mgr Fellay libéra la FSSPX d’un danger.

Néanmoins, le livre récent de l’abbé Aulagnier, ‘L’enjeu de l’Eglise[5], paru en 2007 aux éditions d’Héligoland, révèle les dessous d’un renvoi où apparaît la griffe de l’évêque à la Rose et de son compère l’abbé Schmidberger.

Puisque l’abbé Aulagnier prétend, en page 605 de son livre ne pas avoir encore réussi à bien comprendre ce qui lui est arrivé lorsqu’il fait part de son étonnement, quatre ans après les faits :

« J’en fus abasourdi… Les propos que j’y tenais [dans l’interview au Wanderer qui justifia son renvoi], étaient-ils condamnables ? Ne pouvait-on pas en parler ? Non ! Cela ne me fut pas proposé… La seule solution possible, envisageable était le renvoi ! Ah Bon ! » Abbé Aulagnier

Nous allons le lui expliquer ici, pour l’aider à bien comprendre et l’aider à résoudre cette irritante énigme.

Le récit par lui-même de l’expulsion de l’abbé Aulagnier

L’abbé Aulagnier se singularisa de 1998 à 2002 par des initiatives personnelles et intempestives en faveur du ralliement de la FSSPX. Il fut le père de la chute de Campos en 2002. Et il en fait un titre de gloire :

« Le 18 janvier 2002 fut la date retenue par Rome pour la signature officielle des documents. Je me trouvais, comme je leur avais promis, au milieu d’eux. Une parole est une parole. On me le reprocha… Mais l’interdiction était loin d’être claire et fondée…

Là encore, je considérais toutes choses sous l’angle de la Messe. Pour moi, c’était une victoire. Une victoire en faveur de la Messe de toujours.  Je le démontrais dans un article de Nouvelles de Chrétienté le n°72. Je le consacrais totalement à cette affaire. (…)

La chose étant d’importance, j’y revenais dans le deuxième numéro d’Item que je venais de fonder alors que je me trouvais en Belgique, comme prieur à Bruxelles – dans Item, puisque Nouvelles de Chrétienté m’avait été « arraché ». L’autorité peut tout faire, pensait-elle ! Ce sera le chapitre IV. Je le compléterai, en annexe, par l’article sur la lettre que le secrétaire de la Congrégation du clergé adressait à Mgr Rangel. Cet article, qui n’est pas de moi – ayant été interdit d’écriture, mais pas d’interview (ceci pour simple anecdote et esprit « taquin »)…) – confirme le bien-fondé de mon analyse sur les textes constitutifs de l’Administration Apostolique Saint-Jean-marie-Vianney.

Ces deux publications contrarièrent Mgr Fellay, certainement M. l’abbé Schmidberger ainsi que Mgr Williamson qui venait d’écrire, lui, un article dans sa Lettre aux amis et bienfaiteurs du séminaire de Winona, aux Etats-Unis : Campos is fallen. L’opposition était totale.

La coupe était pleine. Il fallait mon éviction ! Elle eut lieu en septembre 2003, alors que je venais d’être nommé et confirmé comme prieur au prieuré de Shawanigam, au Canada… »[6]Abbé Aulagnier

« Au cours de ce séjour canadien, je fis la connaissance de plusieurs personnes influentes et, un soir, je reçus un coup de téléphone des Etats-Unis, de journalistes du The Wanderer, journal américain. Ils me demandaient mon opinion sur l’évolution des « affaires » dans la FSSPX. J’ai bien évidemment accepté. Il nous a fallut un certain temps pour établir les « questions ». Elles me furent rapidement adressées en français.

J’y ai répondu avec joie et empressement. Elles m’intéressaient vivement et m’obligeaient à la réflexion.

La traduction en anglais fut assurée par le soin des journalistes. Et le tout publié dans le journal The Wanderer aux Etats-Unis.

La nouvelle a vite traversé l’Atlantique.

Ce fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase… et qui lassa, paraît-il, la « patience » de Mgr Fellay.

Sans s’attarder à discuter le fond de mes « considérations », le seul fait de la publication de cet article dans ce journal fut la raison – disons l’occasion prochaine – de mon éviction de la FSSPX. J’en fus abasourdi…

Les propos que j’y tenais [dans l’interview au Wanderer qui justifia son renvoi], étaient-ils condamnables ? Ne pouvait-on pas en parler ? Non ! Cela ne me fut pas proposé… La seule solution possible, envisageable était le renvoi ! Ah Bon ! » [7]Abbé Aulagnier

L’apparition du tandem Williamson-Schmidberger pour pousser Mgr Fellay à renvoyer l’abbé Aulagnier

L’abbé Aulagnier dévoile qu’il se trouve opposé à Mgr Williamson et à l’abbé Schmidberger : tiens, tiens… encore les duo… Cet abbé Schmidberger dont Mgr Williamson racontait, sous forme de fausse confidence, en début 2006 en geignant qu’il lui écrivait des lettres offensantes ! Et voilà donc le britannique et l’allemand au coude à coude pour contrer l’auvergnat :

« Ces deux publications contrarièrent Mgr Fellay, certainement M. l’abbé Schmidberger ainsi que Mgr Williamson qui venait d’écrire, lui, un article dans sa Lettre aux amis et bienfaiteurs du séminaire de Winona, aux Etats-Unis : Campos is fallen. L’opposition était totale. »

Le 1er février 2002, Mgr Williamson écrivait « Campos est tombé »[8], au moment où l’abbé Aulagnier revenait du Brésil où il avait apporté son soutien à l’apostasie des fils spirituels de Mgr de Castro-Mayer. L’abbé Aulagnier apparaissait donc comme le libéral, le ‘Montagnard’ de la FSSPX, alors que Mgr Williamson soignait son image de « dur », d’anti-libéral, destinée à égarer à sa suite les opposants les plus fermes à tout ralliement. Cette union du duo se retrouvera dans le vote unanime du Chapitre général de 2006 à ratifier trois ans plus tard la décision d’expulsion de l’abbé Aulagnier par Mgr Fellay.

L’interview du Wanderer fut-elle un piège de l’ex-anglican tendu a l’abbé Aulagnier afin de le pousser à la faute ?

Les raisons d’une action en coulisse du duo Williamson-Schmidberger doivent être cherchées du côté du caractère imprévisible et incontrôlable du bouillant Ex-Supérieur du District de France.

Nous savons qu’il négocia un accord avec des prélats conciliaires pour la FSSPX, lorsqu’il était en Belgique, et que cet accord comprenait des clauses secrètes qu’il dissimula à Mgr Fellay ne lui communiquant que certaines clauses.

Un tel comportement ne pouvait qu’inquiéter l’ex-Anglican qui ne voulait pas voir un intrus maladroit venir perturber sa haute et délicate mission. Car l’œuvre du Coagula est une œuvre minutieuse, de haute précision, alors que la phase du Solve ne nécessite pas autant de finesse et d’habileté : il est plus facile de détruire à la masse que de fabriquer une contrefaçon qui égarera les esprits les plus avertis.

Nous pouvons supposer qu’il fallait donc que le comportement très personnel de l’abbé Aulagnier cessât d’interférer et de nuire au plan de l’évêque à la Rose pour contrôler la nouvelle phase délicate du Coagula qui s’ouvrait pour la « normalisation » finale recherchée de la Fraternité Saint Pie X.

Il fallait donc que le brouillon abbé Aulagnier s’en aille.

Pour cela, l’abbé Schmidberger travaillait Mgr Fellay, mais il manquait encore ce que l’abbé Aulagnier appelle ‘l’occasion prochaine’. Elle n’existait pas ? Qu’à cela ne tienne, il suffisait de la créer.

Quoi de plus efficace et de plus effronté qu’une interview ? Et après 20 ans passés aux Etats-Unis, Mgr Williamson a tissé beaucoup de liens et noué des contacts dans les milieux journalistiques. Il sait donc parfaitement qui actionner afin de susciter une interview par un média américain.

Soumis à la tentation médiatique du Wanderer, l’abbé Aulagnier, en mal de reconnaissance, ne put résister.

Ce fut le pas de trop, un pas fatal. L’abbé Aulagnier s’était exposé. Le duo tenait son prétexte ; il ne lui restait plus qu’à monter auprès de Mgr Fellay pour achever de le faire sortir de ses gonds et obtenir de lui le coup de grâce contre l’abbé Aulagnier.

En obtenant l’expulsion de l’abbé Aulagnier, le duo Williamson-Schmidberger avait dès lors éliminé l’« ultra-gauche », la « Montagne », et la révolution tranquille des nouveaux Thermidoriens pouvait continuer paisiblement et sans accroc.

Le ‘Montagnard’ Aulagnier est encore aujourd’hui tout surpris d’avoir été débarqué brusquement, et n’a toujours pas compris le rôle du ‘Thermidorien’ Williamson.

Il restait ensuite, à Mgr Williamson et à son réseau, à mettre Mgr Fellay en difficulté pour éviter sa réélection en 2006 et l’écarter, afin de porter un homme de paille du tandem Williamson-Schmidberger à la tête de la FSSPX.

C’est bien ce qui allait être tenté par l’opération de déstabilisation de Mgr Fellay par les « mutins » à l’été 2004, à l’occasion de la venue à Lourdes de l’évêque apostat Wojtyla-JPII. L’abbé Lorans y servirait de détonateur en poussant l’impulsif abbé Laguérie à la faute, par une insistance téléphonique répétée vers la mi-juillet 2004.

A suivre…

Continuons le bon combat

La Rédaction de Virgo-Maria

© 2008 Virgo-Maria.org

Dans la Partie n°5, nous traiterons d’un nouvel aspect de Mgr Williamson.

ANNEXE – Article de Traditio.com opposant l’abbé Méramo à Mgr Fellay

SSPX Prior Breaks Breaks with Superior Fellay and Agrees with the TRADITIO Network:
Calls Benedict-Ratzinger's "Motu" Mess a "Clever" Hoax

From: The Fathers

Orizaba Church

Mexico's SSPX Prior, Fr. Basilio Merano, Has Parted Company with His Superior, Bernie Fellay
And Has Publicly Agreed with the TRADITIO Network that Benedict-Ratzinger's "Motu" Mess
Is a "Subtle, Clever, and Intelligent" Maneuver to Eliminated Traditional Catholicism

Mexico's SSPX Prior, Fr. Basilio Merano, who is resident at the Chapel of the Sacred Heart of Jesus in Orizaba, Mexico, has publicly rejected SSPX Superior General Bernie Fellay's embrace of Benedict-Ratzinger's "Motu" Mess and has agreed with the TRADITIO Network that the "Motu" is a hoax on the part of Benedict-Ratzinger to undermine the Traditional Catholic Movement. Merano has previously taken public positions against Fellay's pro-New Order positions. Fr. Merano published on December 13, 2007, a document to his congregation on the Benedict-Ratzinger's "Motu" Mess, which we reproduce here in its entirety.

Under the Appearance of Good, the Devil Poses as an Angel of Light
Fr. Basilio Meramo, SSPX Prior of Mexico
December 13, 2007

Sacred Scripture warns us that Satan often transforms himself into an Angel of Light (2 Corinthians 11:14), that is, as an apparent good, to seduce the faithful. "For the Devil, as a roaring lion, goeth about seeking whom he may devour" (2 Peter 5:8). For this reason, St. Peter exhorts us to be sober and watchful.

Many, if not the great majority, of the defenders of the Traditional Mass and doctrine have seen the Motu Proprio of Benedict XVI as a great good, in that it recognized that the Traditional Latin Mass was never abrogated. This "recognition" is seen by those holding this "optimistic" view as something like a piece of parched land that would welcome a gently-falling rain after a long drought. And, even more, we see how they are so overcome with gratitude that they are forecasting the most promising vistas for a happy future, of verdant greenery and bright and beautiful blossoms.

But if we analyze the facts dispassionately and in the steady, clear light of the Faith, we see that the beautiful scenery vanishes before our eyes, like the vain and dangerous mirage-like illusion that it is. Nothing could be better or more perspicacious than to recognize as true that the Traditional Mass was never legally abrogated, although it was suppressed in a manner that was an abuse of power, as Archbishop Lefebvre and traditional Catholics have always maintained.

Therefore, the declaration by Benedict XVI affirming that the true Mass was never abolished appears, at first sight, to be a victory. However, after closer examination of the declaration, one perceives both the subtlety and the intelligence of this action. Benedict XVI is attempting by an audacious and effective way to accomplish his most profound and desired goal according to his Modernistic mindset, so that many critics of Modernism have not been able to appreciate fully the vastness of his aims or the subtlety of his strategy.

Benedict XVI, who has a keen and penetrating intellect, intends to legitimize the New Mass by attempting to portray it as a legitimate and faithful development of the ancient Roman rite. To be successful, he had to heal the rupture created by the attempted suppression of the Traditional Mass, first by denying that the Traditional Mass had been abolished. For the Traditional Mass was the faithful expression of the ancient Roman Mass, both in its historical development and in its dogmatic content, promulgated in perpetuity.

Historically, it could not be affirmed that a schismatic break had taken place in the development of the rite, as Joseph Ratzinger declared in his autobiography. But this is in fact what had been declared had happened when the New Mass was introduced, so it was necessary to repair the breach. The second great event that occurred at the beginning of my years at Ratisbon was the publication of the Missal of Paul VI, with the almost total prohibition of the Traditional Missal. But I was perplexed by the prohibition of the Traditional Missal, for nothing similar had ever occurred in the history of the liturgy. One cannot speak of a prohibition of the older and, until then, legitimately valid Missal, whose development through the centuries can be traced back all the way to the Sacramentaries of the early Church. This brought about a break in the history of the liturgy, whose consequences could be only tragic (Joseph Ratzinger, Mi Vida, ed. Encuentro, Madrid, 2005, pp. 148-149).

We can see then that, for Cardinal Ratzinger, the historical break cannot be legitimately defended, and this rupture had to be healed, especially given his plan to portray the New Mass as a legitimate continuation and development of the Traditional Missal and as an authentic expression of the Roman Rite of the Mass. With his dialectic, oecumenist mind, he could perceive that it could not be affirmed that the New Missal was a legitimate development of the Roman Rite, if on the other hand it was affirmed that the Traditional Missal was not.

Therefore, if both Missals are legitimate developments of the ancient Roman Rite, then it is incoherent to affirm that the Traditional Missal is prohibited or has been abolished, especially if one wants to pass off the New Mass, described by Archbishop Lefebvre as a Protestantized and bastard rite, as an equally legitimate development and expression of the ancient Roman Rite, as the Traditional Rite indeed was. Which brings us to the ultimate aim of Benedict XVI.

The attempt to reconcile the New Mass with the Traditional Mass is the first step in his plan to bring about a reconciliation between the teachings of Vatican II and the True Faith. He cannot permit a rupture or separation to remain, which would impede his dialectic synthesis, for, as he declared when he was Cardinal Ratzinger: "For the life of the Church, it is dramatically urgent that a renewal of the liturgical conscience take place that will recognize once again the unity of the history of the liturgy and will understand Vatican II not as a rupture, but as a moment of development" (ibidem). It now becomes clearly manifested what was the real motivation behind the recognition of the fact that the Traditional Missal was never abrogated. It is s the well-known one step backward/two steps forward strategy.

It would be naïve to think that Benedict XVI has taken these measures because he is moving closer to the Traditional Mass and the True Faith. For according to his own words, the aim of these measures is the consolidation and legitimization of the New Mass and of Vatican II. He is attempting this not through brutal and dramatic measures that break with the past, but by using the method of a subtle and gradual evolution [as "Fr." Ratzinger did at Vatican II], he hopes to reconcile and convince all of the opponents of Vatican II and of the New Mass of their legitimacy.

Benedict XVI is proceeding gently, yet firmly, to establish that the New Mass and Vatican II do not constitute a break with the past, either liturgically or doctrinally, but rather that they are the fruit of an organic growth and development within the Church and must be accepted by all of the faithful. Therefore, the Traditional Mass is the expression of an historical past, and the New Mass is the faithful expression of the vital present and the promise of an even more glorious future.

One cannot conceive of a more subtle, clever, and intelligent maneuver that clearly intends to eliminate the forces that compose the Catholic resistance to the innovations and that defend the Traditional Mass and doctrines of the Catholic Church. This elimination is to take place without any dramatic clashes or brutal confrontations, as was attempted in the past, but rather with a warm oecumenical embrace, which will not leave behind any rotting corpses that could mar the irenic and bucolic scenery. This is not how one proceeds in our democratic age, for now we destroy by dialectic substitution.

Good Catholics, this is some of the most penetrating analysis from an SSPX representative of the real modus operandi of Benedict-Ratzinger, Modernist at Vatican II, Modernist now, who has by a deft hoax taken in many Newchurch conservatives and semi-traditionalists. Fr. Merano, however, has not been taken in. Too bad for the Society of St. Pius X that his superior, Bernie Fellay, has been taken in.

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[1] http://www.virgo-maria.org/articles/2007/VM-2007-10-02-C-00-Societes_secretes_europeennes.pdf

http://www.virgo-maria.org/articles/2007/VM-2007-09-17-A-00-Mgr_Williamson_Muggeridge.pdf

http://www.virgo-maria.org/articles/2007/VM-2007-09-17-B-00-Mgr_Williamson_Actions_US.pdf

[2] Suite d’une série d’articles sur l’action véritable et occulte de l’ex-anglican au sein de la FSSPX pour livrer la Tradition catholique aux mains de l’église conciliaire de Ratzinger. A l’issue de la publication de la série d’articles, un dossier sera constitué en compilant l’ensemble des textes dans un même document qui constituera un dossier de référence sur l’évêque à la rose. Ces publications viennent concrétiser un travail de recherche, de recoupement et de réflexion sur l’action particulièrement redoutable de l’ancien anglican au sein de l’œuvre de Mgr Lefebvre. La partie 1 de cette série a été publiée : http://www.virgo-maria.org/articles/2008/VM-2008-03-05-B-00-Mgr_Williamson-contre-Mgr_Fellay.pdf

[3] Cf. http://www.virgo-maria.org/articles/2007/VM-2007-02-23-A-00-Orchestre_noir_de_la_FSSPX_V3.pdf

[4] http://www.traditio.com/comment/com0802.htm

[5] http://www.lenjeu.info/Bienvenue.html

[6] « L’enjeu de l’Eglise », p486,  Abbé Paul Aulagnier, 2007, Les éditions d’Héligoland

[7] « L’enjeu de l’Eglise », p605,  Abbé Paul Aulagnier, 2007, Les éditions d’Héligoland

[8] http://www.sspx.ca/Documents/Bishop-Williamson/February1-2002.htm