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CAPITAL : Lettre ouverte solennelle des fidèles aux quatre évêques de la FSSPX

http://www.virgo-maria.org/articles/2006/VM-2006-10-10-A-00-Appel_aux_quatre_eveques_de_la_FSSPX.pdf

Qui et Pourquoi, depuis la mort de Mgr Lefebvre en 1991, a détourné la finalité surnaturelle de l’OPERATION-SURVIE des sacres de 1988, pour assigner à la FSSPX ce FAUX objectif prioritaire de la «ré-conciliation» avec la Rome conciliaire
(en fait la «ré-conciliarisation» de la FSSPX) ?

Qui a, depuis 2000, PROMU, et Pourquoi, le FAUX préalable de l’autorisation de la messe de Saint Pie V ?

Pourquoi n’a-t-on pas posé la VRAIE question du rétablissement du VRAI Sacerdoce de VRAIS prêtres, ordonnés par des Evêques VALIDEMENT sacrés selon le rite VALIDE des Saints Ordres ?

Qui a INVENTE, et POURQUOI, le faux préalable de la levée des «excommunications» ?

Pourquoi n’a-t-on pas posé la VRAIE question de l’abrogation de Pontificalis Romani INVALIDE de 1968 et du rétablissement du vrai rite de la consécration épiscopale VALIDE d’avant 1968?

A quoi servirait-il, en effet, de faire dire le VRAI rite de la messe par de FAUX prêtres ?

Serait-ce donc qu’après avoir obligé de VRAIS prêtres à dire une FAUSSE messe, l’on veuille désormais faire dire la messe du
VRAI rite par de FAUX prêtres ?

Serait-ce que l’on veuille «concilier» les VRAIS prêtres qui disent encore la VRAIE messe avec un clergé aussi INVALIDE que le
FAUX CLERGE ANGLICAN ?


Gaude, Maria Virgo, cunctas hæreses sola interemisti.

(Tractus Missæ Salve Sancta Parens)

lundi 8 mars 2010

Ce message peut être téléchargé au format PDF sur notre site http://www.virgo-maria.org/.

Dans une lettre à l’abbé de Cacqueray,

l’abbé Cériani dénonce les pseudo-« discussions doctrinales »
avec Ratzinger-Benoît XVI
à la lumière des déclarations de Mgr Lefebvre

Juan Carlos Ceriani 

Un abbé de la FSSPX, resté fidèle à Mgr Lefebvre, et poussé à partir par Mgr Fellay, est pourchassé par l’abbé Bouchacourt qui n’hésite pas à le calomnier en l’accusant de critiquer Mgr Lefebvre.

L’abbé Bouchacourt a gravement mis en cause, en juillet-août 2009, l’abbé Cériani (ignominieusement chassé de la FSSPX par Mgr Fellay car rétif au ralliement à l’abbé apostat Ratzinger-Benoît XVI) dans un article paru[1] dans une revue sud-américaine (Éditorial de "Iesus Christus" n° 124) de la FSSPX.

Revue "Iesus Christus" Éditorial de "Iesus Christus" n° 124

En réponse à ces délires indécents de l’abbé Bouchacourt, l’abbé Cériani a publié, en novembre 2009, une Lettre Ouverte à l’abbé de Cacqueray que nous reproduisons ici.

Le « processus » maçonnique[2] de ralliement à l’abbé apostat Ratzinger-Benoît XVI est de plus en plus contesté au sein même de la FSSPX, et le discrédit en rejaillit avec justice sur le félon Mgr Fellay et sur son équipe de Direction, qu’il a placée sous le contrôle des clercs infiltrés, séides de Ratzinger-Benoît XVI.

Continuons le bon combat

La Rédaction de Virgo-Maria

© 2010 virgo-maria.org


 
Document A – L’éditorial de l’abbé Bouchacourt (Supérieur du District d’Amérique du Sud de la FSSPX) en date de juillet-août 2009 (Éditorial de "Iesus Christus" n° 124)
 

Éditorial de l'abbé Bouchacourt
Supérieur du district d'Amérique du Sud

 Il est temps de parler

Depuis le début de l’année, la rumeur circule sur le web, sur les ondes ou sur les parvis : « La FSSPX va trahir, elle va rallier la Rome moderniste, c’est sûr ! ». Pour étayer cela, les textes des Supérieurs de la FSSPX sont passés au crible ainsi que les sermons des prêtres et leurs publications.

Sur ce sujet, on voit des amis de toujours s’excommunier entre eux, des fidèles de la première heure se mettre à douter et certains se laisser envahir par le zèle amer.

Ces personnes qui vivent dans cette crainte obsessionnelle suivent un maître envers lequel ils ont mis une fois pour toute leur confiance au détriment de tout autre prêtre: l’abbé Cériani qui vient juste de quitter la FSSPX. Tel un oracle, sur les ondes, sur le web ou du haut de la chaire, il dénonce l’infidélité du Supérieur Général de la FSSPX, l’accusant de vouloir la signature d’un accord pratique avec la Rome conciliaire au détriment de la fidélité au combat de la Tradition catholique mené depuis 40 ans. Il n’hésite pas même à critiquer Mgr Lefebvre! Il bénéficie de l’aide de Radio Cristiandad, autoproclamée « voix de la Tradition », qui s’emploie depuis des semaines et des mois, à calomnier, sans aucun scrupule, la Fraternité et ses Supérieurs.

Tout ce petit monde, dit bien sûr aimer la Fraternité Saint-Pie X, mais être fidèle à la Fraternité du commencement qu’ils opposent à la Néo-Fraternité d’aujourd’hui. Ils ne sont pas nombreux, une cinquantaine en tout dans le district, mais sont actifs pour distiller leur amertume.

Devant tant de calomnies, d’erreurs, d’aigreur et de risques de division, il m’a semblé qu’il était temps de parler, ou plutôt de laisser la parole à notre fondateur, Monseigneur Lefebvre, qui dénonça, il y a juste 20 ans, l'abbé Morello et ses disciples pour avoir semé de graves troubles dans le séminaire de La Reja.

Voici donc un extrait de la lettre [1] qu’il envoya à Mgr de Galarreta, publiée dans le numéro 6 de notre revue Jesus-Christus en Août 1989. Ces lignes gardent toute leur actualité. Il suffit aujourd’hui de remplacer le nom du Padre Morello par celui de l’abbé Ceriani qui pourtant avait fait le bon choix à l’époque.

« Que celui qui se flatte d’être debout prenne garde de tomber».( I Corinthien , X, 12. ). Que la Vierge Marie et notre saint protecteur Saint Pie X nous gardent tous dans la paix et la fidèlité à la Tradition.

Dieu vous bénisse !

Abbé Christian Bouchacourt, Supérieur du District d'Amérique du Sud

Editorial de "Iesus Christus" n° 124

(1) Lettre de Mgr Lefebvre

 

LETTRE DE JUILLET 1989 À MONSEIGNEUR DE GALARRETA ET AUX PRÊTRES, SÉMINARISTES ET FIDÈLES DU DISTRICT D'AMÉRIQUE DE SUD

Chers prêtres, chers séminaristes, chers fidèles,

A l’occasion de la nouvelle division, provoquée par l’Abbé Morello en Amérique du Sud, qui éprouve notre chère Fraternité, il me semble opportun d’analyser l’action du démon pour affaiblir ou réduire à néant notre œuvre.

Les auteurs des diverses scissions n’agissent-ils pas selon deux principales tentations, qui se diversifient par la suite ?

La première tentation consiste à maintenir de bons rapports avec le pape ou les évêques actuels. Evidemment, il est plus normal et agréable d’être en harmonie avec les autorités que d’être en conflit avec elles, surtout quand ces difficultés peuvent aboutir à des sanctions.

La Fraternité sera alors accusée d’exagérer les erreurs du Concile Vatican II, de critiquer abusivement les écrits et les actes du pape et des évêques, de s’attacher avec une rigidité excessive aux rites traditionnels et, en définitive, de présenter une tendance au sectarisme, qui la conduira un jour au schisme.

Une fois mentionné le mot schisme, on s’en servira comme d’un épouvantail pour faire peur aux séminaristes et à leur famille, les conduisant à abandonner la Fraternité, d’autant plus facilement que les prêtres, les évêques et Rome elle-même prétendent offrir des garanties en faveur d’une certaine Tradition.

Nous pourrions établir une longue liste de ceux qui nous ont abandonnés pour ces raisons.

Il était clair que les consécrations épiscopales et l’excommunication seraient considérées comme des motifs plus que suffisants pour quitter la Fraternité, surtout au regard des garanties offertes par la Rome conciliaire en faveur de la tradition liturgique.

Malgré que les mensonges de la Rome conciliaire se soient de nombreuses fois vérifiés dans les faits, il n’est jamais inutile d’essayer, puisqu’il s’en trouvera toujours certains pour mordre à l’hameçon.

Mais les erreurs du Concile Vatican II et son esprit sont, en permanence et publiquement, confirmés par les faits et les affirmations. Rien ne change au niveau des principes libéraux et modernistes. L’apostasie se répand, la foi catholique continue à disparaître.

La plupart de nos prêtres, séminaristes et fidèles ne s’illusionnent pas et sont convaincus qu’il est impossible d’avoir confiance dans les autorités de l’Eglise conciliaire, tant qu’elles professent de telles erreurs.

La deuxième tentation, que le diable éveille dans l’esprit de certains de nos prêtres et qui provoque la présente scission au sein de la Fraternité, peut se résumer de la manière suivante : « Nous avons eu confiance dans la Fraternité des débuts, dans ses principes et dans son action ; cependant nous voyons que son esprit change et c’est pourquoi, par fidélité a la Fraternité d’autrefois, nous quittons la Fraternité d’aujourd’hui ».

Pour justifier cette attitude il sera nécessaire de manifester l’évidence des changements. De là, les faits les plus insignifiants seront exploités et amplifiés jusqu’à devenir de véritables calomnies. (…) L’accusation me touchait moi-même.

Il leur devenait nécessaire, également, de tromper les fidèles, afin qu’ils les suivent. Une action véritablement basée sur le mensonge.

Dans le passé, ceux qui cherchaient à opposer la Fraternité d’aujourd’hui à celle d’hier étaient « sédévacantistes » et refusaient de prier publiquement pour le Pape.

Dans le cas de l’abbé Morello, le principe est le même, mais les présumés changements qu’il dit avoir perçus se situeraient plutôt au niveau spirituel et moral. Cette attitude de l’abbé Morello trouve son origine dans un état d’esprit particulier, un besoin naturel d’avoir des disciples personnels, exclusifs, car il est persuadé qu’il est doté d’un charisme spécial pour sanctifier les âmes.

Cette attitude s’était déjà manifestée, vis-à-vis des religieuses, par la volonté de fonder se propre congrégation, selon ses idées personnelles. Malheureusement les séminaristes ont été victimes de cette tendance possessive et une partie d’entre eux s’est transformé en « son parti ».

La décision de la mutation de l’abbé Morello a provoqué la séparation de ce groupe d’avec le séminaire. Il fallut trouver des motifs pour justifier le départ de la Fraternité. Ce ne fut pas difficile: « nous sommes les purs, les autres sont impurs ».

Dès lors, l’esprit qui s’empare d’eux est véritablement diabolique et les conduit à rechercher des preuves en tout genre de défauts et de vices.

Je ne me fais pas d’illusions. Bientôt je serai moi-même calomnié comme je l’ai déjà été par tous ceux qui ont déchiré la Fraternité.

Le processus est toujours le même. Il s’agit de justifier à tout prix l’acte scandaleux qu’est le détournement d’un groupe de prêtres, de séminaristes et de fidèles.

Efforçons-nous d’éclairer ceux qui nous laissent quant au grave préjudice qu’ils causent à l’œuvre de la Tradition, mais ne nous laissons pas troubler. Au sein de l’épreuve, gardons la paix. L’histoire de la Fraternité ressemble à celle de l’Eglise, et la continue : « Oportet hæreses esse » (il est nécessaire qu’il y ait des hérétiques). La Providence permet ces purifications afin d’éviter la contamination de l’œuvre.

Dans le cas présent, il s’agit d’un concept erroné de la formation spirituelle, avec un relent de jansénisme. Que Dieu nous préserve de cet esprit! Nous nous en sommes rendu compte assez tard, et le mal avait déjà atteint certains jeunes prêtres et presque la moitié des séminaristes.

La prudence requiert que nous n’ayons absolument aucun contact avec ceux qui nous quittent, serait-ce épistolaire, hormis le cas où l’un d’entre eux manifesterait de sérieux signes de repentir. Prions pour eux : telle est la vraie charité que nous pouvons exercer vis-à-vis d’eux.

Que ces séparations nous soient l’occasion de faire un examen de conscience, afin de veiller courageusement à ne pas faiblir en matière doctrinale, morale, spirituelle et disciplinaire. Vigilate et orate (Veillez et priez).

Au sein de l’épreuve, Dieu bénira notre Fraternité ; mais il ne pourra le faire que si nous demeurons fidèles à nos Constitutions par la vie de prière, de sacrifice, en vivant du Saint Sacrifice de l’Autel dans notre vie tant intérieure qu’extérieure, comme la Très Sainte Vierge et tous les Saints.

Tout votre, en Jésus et Marie,

+ Marcel Lefebvre


Ecône, 16 juillet 1989,
en la fête de Notre Dame du Mont Carmel.

 

 
Document B – Lettre ouverte de l’abbé Cériani à l’abbé de Cacqueray en date de novembre 2009
 

LETTRE OUVERTE AU SUPÉRIEUR DU DISTRICT DE FRANCE

MONSIEUR L' ABBÉ RÉGIS DE CACQUERAY

Monsieur l' abbé,

Le site officiel du District de France, La Porte Latine, vient de publier l'Éditorial de Monsieur l'abbé Bouchacourt, Supérieur du District d'Amérique du Sud « Il est temps de parler » dans lequel je suis personnellement attaqué.

Deux points de cet éditorial m’ont paru particulièrement importants. Au milieu de la confusion déjà engendrée par les déclarations et décisions des actuelles autorités de la Fraternité St Pie X, ces propos ne peuvent qu’abuser un peu plus prêtres et fidèles. Aussi est-ce à ces deux points que je me contenterai de répondre.

En premier lieu, l’Abbé Bouchacourt, pour me discréditer auprès des fidèles, utilise un argument d’une enfantine simplicité :

« Il n’hésite pas même à critiquer Mgr Lefebvre! »

Si je demande à l'Abbé Bouchacourt, ou à vous-même, de me dire où et quand j’ai critiqué Mgr Lefebvre, vous ne le ferez pas parce que vous êtes dans l’impossibilité de le faire

Voici ce que l’on peut lire dans ma lettre explicative de démission au sujet de Mgr Lefebvre :

« En juin 1988, par l'intermédiaire de L'Osservatore Romano, j'ai eu connaissance du Protocole d'accord signé le 5 mai. Ma première réaction a été de dire : Rome ment ! Et Dieu m’est témoin que je n’aurais pas suivi Monseigneur Lefebvre, s'il avait continué avec ce Protocole, dont le contenu complet est bien celui qui a été publié par le journal du Vatican et que, cependant, bien des prêtres de la Fraternité et l’ensemble des fidèles ne connaissent pas. Mais en juin, les consécrations étaient déjà décidées pour le 30, et j'ai considéré que le triste document était véritablement relégué dans les oubliettes. Pour comprendre ce dont il s’agit, on peut se reporter à la partie finale de l’Annexe X - lettre de l’Abbé Ceriani à Mgr Fellay du 29 mai 2009.

Je regrette beaucoup de ne pas avoir demandé à l’époque à Monseigneur Lefebvre une rétractation claire et nette de la signature de ce document qui, de nos jours encore, est sujet à discussions au sein de la Fraternité et constitue une arme redoutable entre les mains de la Rome conciliaire. »

Voici la partie du protocole qui a été cachée aux fidèles et qui n’a pas été publiée dans le Fideliter de l’époque :

« 6. PROBLEMES PARTICULIERS (à résoudre par décret ou déclaration).

6.1. Levée de la « suspensio a divinis » de Mgr Lefebvre et dispense des irrégularités

encourues du fait des ordinations.

6.2. « Sanatio in radice », au moins « ad cautelam », des mariages déjà célébrés par des prêtres de la Fraternité sans la délégation requise.

Il ne s’agit pas, bien entendu d’ajouter foi à la validité de la suspense a divinis de Mgr Lefebvre ; et bien sûr les mariages célébrés dans la Fraternité St Pie X sont, quant à eux, bien valides, comme cela a déjà été démontré ; mais on voit là jusqu’où peuvent conduire des conversations avec la Rome antichrist et moderniste.

Ainsi, Monsieur l’abbé, la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X a caché aux fidèles le texte complet signé par Monseigneur Marcel Lefebvre et elle a adultéré l’original. Et la majorité des prêtres l'ignore ou l'a oublié. Vous-même l’avez appris de ma bouche le 30 décembre 2008 !

Par conséquent, on peut, dans la Fraternité, dissimuler une partie d’un texte officiel signé par Monseigneur Marcel Lefebvre, on peut adultérer son original !

Ceci est très grave…

Mais on ne peut pas dire : « je n’aurais pas suivi Monseigneur Lefebvre, s'il avait continué avec ce Protocole » !…

Si mes propos constituent une critique, que faut-il penser, alors, de ceux qui ont caché ce point 6 du Protocole, qui en ont adultéré l’original ? …

Cette dissimulation constitue bel et bien une critique à l’égard du Fondateur parce que cacher ce qu’il a signé signifie que l’on en a honte…

Ainsi, ceux qui disent ne pas critiquer Monseigneur Marcel Lefebvre, mais qui acceptent l'adultération du texte qu'il a signé, ceux qui ont dissimulé ce fait et continuent à le cacher (ce qui est beaucoup plus grave), ceux-là mêmes prouvent qu’ils ont honte d’assumer la gravité du Protocole du 5 mai 1988.

Oui, Monsieur l'abbé de Cacqueray, il est temps pour vous de parler Reconnaissez enfin jusqu’où ont conduit des conversations avec la Rome antichrist et moderniste, il y a 20 ans. Reconnaissez-le avant que les actuelles conversations avec cette Rome antichrist et moderniste n’aboutissent à l’irrémédiable…

De grâce,  en tant que responsable du district de France : veuillez parler ! Rompez enfin le silence !

Le second point que je souhaite traiter est annoncé par Monsieur l'abbé Bouchacourt de cette manière : « il m’a semblé qu’il était temps de parler, ou plutôt de laisser la parole à notre fondateur, Monseigneur Lefebvre ».

Et il transcrit une lettre de Mgr Lefebvre de juillet 1989 à Mgr de Galarreta et aux prêtres, séminaristes et fidèles du district d'Amérique de Sud.

Je laisse aux fidèles de Grenoble, de Dijon, de Besançon, de Martinique et de Guadeloupe, qui m'ont connu, le soin de juger par eux-mêmes si l’application de la deuxième partie de cette lettre peut ou non se faire à ma personne. Il ne m’appartient pas de prendre ma propre défense sur ce point.

Je me contenterai, et c’est déjà beaucoup, hélas ! de souligner l’aveuglement des autorités de la Fraternité (à commencer par M. l’abbé Bouchacourt et vous-même qui publiez son éditorial) lesquelles ne comprennent même pas que ce qu’a écrit Mgr Lefebvre en 1989 dans la première partie de sa lettre (« la première tentation ») condamne avant l’heure leur dérive actuelle.

En effet, nous pouvons lire :

« La première tentation consiste à maintenir de bons rapports avec le pape ou les évêques actuels.

Evidemment, il est plus normal et agréable d’être en harmonie avec les autorités que d’être en conflit avec elles, surtout quand ces difficultés peuvent aboutir à des sanctions.

La Fraternité sera alors accusée d’exagérer les erreurs du Concile Vatican II, de critiquer abusivement les écrits et les actes du pape et des évêques, de s’attacher avec une rigidité excessive aux rites traditionnels et, en définitive, de présenter une tendance au sectarisme, qui la conduira un jour au schisme.

Une fois mentionné le mot schisme, on s’en servira comme d’un épouvantail pour faire peur aux séminaristes et à leur famille, les conduisant à abandonner la Fraternité, d’autant plus facilement que les prêtres, les évêques et Rome elle-même prétendent offrir des garanties en faveur d’une certaine Tradition.

Nous pourrions établir une longue liste de ceux qui nous ont abandonnés pour ces raisons.

Il était clair que les consécrations épiscopales et l’excommunication seraient considérées comme des motifs plus que suffisants pour quitter la Fraternité, surtout au regard des garanties offertes par la Rome conciliaire en faveur de la tradition liturgique.

Malgré que les mensonges de la Rome conciliaire se soient de nombreuses fois vérifiés dans les faits, il n’est jamais inutile d’essayer, puisqu’il s’en trouvera toujours certains pour mordre à l’hameçon.

Mais les erreurs du Concile Vatican II et son esprit sont, en permanence et publiquement, confirmés par les faits et les affirmations. Rien ne change au niveau des principes libéraux et modernistes. L’apostasie se répand, la foi catholique continue à disparaître.

La plupart de nos prêtres, séminaristes et fidèles ne s’illusionnent pas et sont convaincus qu’il est impossible d’avoir confiance dans les autorités de l’Eglise conciliaire, tant qu’elles professent de telles erreurs. »

Ainsi, voilà les actuelles autorités de la Fraternité St Pie X condamnées avant l’heure par leur propre fondateur ! ! !

Monsieur l'abbé, Il est temps de parler Il est encore temps de parler avant que les actuelles conversations avec la Rome antichrist et moderniste n’aboutissent à l’irrémédiable…

1) A la suite de votre fondateur, il faut dire, aujourd'hui, comme en 1989, que c’est une tentation de vouloir maintenir de bons rapports avec le pape ou les évêques actuels.

Par conséquent, vous devez dénoncer les prêtres (ou les évêques…) tentés, aujourd'hui, de maintenir de bons rapports avec le pape ou les évêques actuels…

2) Monseigneur Bernard Fellay a déclaré vouloir « garder 95% du Concile » (DICI No 8) et il a précisé sa pensée dans la Lettre aux amis et Bienfaiteurs No 60 : « Lorsque nous disons refuser le Concile, nous n’entendons pas par là rejeter totalement la lettre de tous les documents conciliaires, qui pour la plus grande partie contiennent des simples répétitions de ce qui a déjà été dit dans le passé. Mais nous attaquons un nouveau langage, introduit au nom de la pastoralité du Concile. »

Vous devez dénoncer que, depuis 2001, au moins, on ne peut pas dire que Mgr Bernard Fellay puisse être accusé d’exagérer les erreurs du Concile Vatican II !

3) Vous devez dénoncer que, depuis avril 2005, depuis l'élection de Benoît XVI, on ne peut plus accuser les documents officiels de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X de critiquer abusivement les écrits et les actes du pape ! Il n' y en a pas un seul !

4) Il n'y a presque plus de prêtres dans le District de France qui puissent être accusés d'exagérer les erreurs du Concile Vatican II, de critiquer abusivement les écrits et les actes du pape… Vous le savez très bien… Et sans aucun doute y êtes-vous pour quelque chose…

5) Entre-temps, les erreurs du Concile Vatican II et son esprit sont, en permanence et publiquement, confirmés par les faits et les affirmationsde Benoît XVI !  Et les autorités de la Fraternité se taisent…

6) Rien ne change au niveau des principes libéraux et modernistesde Benoît XVI ! Et les autorités de la Fraternité se  taisent…

7) Et  même : l’apostasie se répand, la foi catholique continue à disparaître grâce à l’action nocive de... Benoît XVI ! Et les rares prêtres qui osent encore le dénoncer sont marginalisés et réduits au silence, ou encore obligés de quitter la Fraternité, quand ils n’en sont pas tout simplement expulsés…

8) Une fois accepté le Motu proprio, sans avoir condamné ni rejeté la distinction entre forme ordinaire et forme extraordinaire d'un même rite, exprimant toutes les deux la même foi, la Fraternité ne peut plus être accusée de s’attacher avec une rigidité excessive aux rites traditionnels !

On ne peut pas, en effet, prétendre être attaché avec une rigidité excessive aux rites traditionnels quand on n’a pas condamné la distinction entre forme ordinaire et forme extraordinaire d'un même rite exprimant toutes les deux la même foi !

Vous savez très bien que les Supérieurs de la Fraternité, particulièrement Mgr Bernard Fellay, étaient au courant de cette distinction abominable depuis longtemps. Voici les références : DICI N°  94, mai 2004 ; Cor UnumN° 85, octobre 2006 ; DICI, 10 mars 2007 : Homélie de Mgr Bernard Fellay pour les 30 ans de la restitution de l’église Saint-Nicolas-du-Chardonnet ; Benoît XVI et les traditionalistes, page 201 ; Intervention du cardinal Castrillon Hoyos lors de la Ve Assemblée des évêques d’Amérique latine, le 18 mai 2007 ; Nouvelles de Chrétienté Nº 106, juillet - août 2007.

9) Quant au décret du 21 janvier 2009, s’il faut en croire Mgr Bernard Fellay, il contiendrait des mensonges… Alors, bien que les mensonges de la Rome conciliaire aient été, de nombreuses fois, vérifiés dans les faits, les Romains ont bien raison de continuer… puisqu’il s’en trouvera toujours pour mordre à l’hameçon…

10) En 1989, Monseigneur Marcel Lefebvre disait que la plupart des prêtres, séminaristes et fidèles de la Fraternité ne se faisaient pas d’illusions et étaient convaincus qu’il est impossible d’avoir confiance dans les autorités de l’Eglise conciliaire, tant qu’elles professent de telles erreurs.

En 2009, par contre, après les deux préalables, après les mensonges de la Rome conciliaire… et d' ailleurs…, la plupart des prêtres, séminaristes et fidèles de la Fraternité s’illusionnent et sont convaincus qu’il est possible d’avoir confiance dans les autorités de l’Eglise conciliaire, bien qu’elles professent toujours de telles erreurs

Monsieur l'abbé de Cacqueray, ne l'oubliez pas : il est temps de parler Il est encore temps de parler avant que les actuelles conversations avec la Rome antichrist et moderniste n’aboutissent à l’irrémédiable…

Il est encore temps, mais il est désormais plus que temps…

Abbé Juan Carlos Ceriani

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[1] http://www.fsspx-sudamerica.org/fraternidad/piesus124.php

[2] http://www.virgo-maria.org/articles/2009/VM-2009-11-11-A-00-Question-about-Bishop-Fellay.pdf

http://www.virgo-maria.org/articles/2009/VM-2009-11-03-A-00-Fellay_Celier-deutsch.pdf

http://www.virgo-maria.org/articles/2009/VM-2009-10-17-A-00-Lettre_aux_14_abbes.pdf

http://www.virgo-maria.org/articles/2009/VM-2009-09-15-A-00-FM-Maxence_Point-Hors-serie.pdf

http://www.virgo-maria.org/articles/2009/VM-2009-09-02-A-00-Question_sur_Mgr_Fellay.pdf

http://www.virgo-maria.org/articles/2009/VM-2009-08-05-A-00-Suresnes-Loge_et_divan.pdf

http://www.virgo-maria.org/articles/2009/VM-2009-07-30-A-00-Jean_Luc_Maxence-Celier.pdf

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http://www.virgo-maria.org/articles/2007/VM-2007-03-12-A-01-Jean-Luc_Maxence_et_Celier_2.pdf